L’histoire, le projet

Conçu dans la fièvre de l’après soixante-huit, Le Parvis est né d’une expérience dite « Distribution et Culture » qui visait à installer un lieu culturel spécifié sur le trajet des pratiques populaires, celles du marché d’hier, de l’Hyper marché d’aujourd’hui à partir du constat de fréquentation sociale de ces lieux tout nouveaux à l’époque.

De plus, l’art revenant dans la rue avec les saltimbanques et le théâtre de rue, les fêtes et festivals qui avaient éclos partout, cela donnait force à la remarque de J.Duvignaud que Le Parvis prenait pour emblème : « Que l’on construise aux portes des cités, ces vastes hangars de grandes surfaces et la fête de l’échange reparaît avec ses guinguettes et ses marchés fous ».
Cette expérience aurait n’être qu’un feu de paille mais elle a constitué un point d’ancrage fort qui a donné naissance à une Scène nationale et cela par étapes.

Simple Centre culturel dans les années soixante-dix, elle devenait Centre de Développement culturel dans les années quatre-vingt et Scène nationale dans les années quatre-vingt-dix. De fait elle s’est modelée sur les établissements français de la décentralisation et si elle a conservé de son insertion et du soutien que lui apporte le mécénat un peu de son originalité de départ, on peut dire qu’elle accomplit, comme d’autres, des missions de service public que lui assignent, ses statuts, l’État et les collectivités locales.

Néanmoins, son projet est resté aussi présent qu’il l’était au début : apporter aux Tarbais, et au-delà, les services et les plaisirs d’un accès au meilleur de la culture contemporaine dans le domaine des arts vivants, du cinéma et des arts plastiques. Elle a donc, par son travail et ses résultats, obtenu les statuts de « Scène nationale », de « Centre d’art contemporain » et nombre des cinémas qu’elle anime ont le label « Art et essai », la salle du Parvis ayant même le label « Art et Essai » mention « recherche ».

C’est dire combien cet outil culturel au service des populations du piémont pyrénéen compte au nombre des pôles d’excellence de notre pays.